Hello tout le monde,
Comme expliqué dans le premier volet de cet article, je vais vous raconter ma rencontre avec deux hauts gradés militaires, j’ai nommé « Moncolonel » et « Mongénéral ». Ensuite je vous expliquerai pourquoi j’ai choisi de vous raconter tout ça.
Commençons par Moncolonel,
Une nuit, j’étais dans un de ses grands bâtiments style hôpital ou je me rends fréquemment en rêve. Il y avait un monde de dingue dans le hall. Je croise une femme en l’appelant par son prénom « Julie » . Elle m’a regardé un peu surprise mais à ce moment là on m’a demandé d’aller dans une chambre bien définie car quelqu’un m’attendait. Je me suis rendu dans cette chambre où j’ai trouvé un homme, complètement recroquevillé entre le mur et le lit, habillé dans une tenue orange comme un prisonnier, paniqué, en pleurs. A ce moment là, je pensais qu’il était mort en détention ou exécuté, en tout cas un truc « sympa » du genre. Je l’ai aidé à se relever, je lui ai proposé de se laver et de se changer…tout ce qu’il y a de plus classique dans mes accompagnements de défunts. (je parle pour moi, d’autres « passeurs » travaillent différemment, -et très bien- il n’y a pas de règles uniques et universelles en la matière). On a très vite sympathisé, cet homme avait une très belle énergie, il y avait une confiance mutuelle, c’est comme si on se connaissait depuis toujours. Je crois qu’à ce jour c’est LA plus belle rencontre que j’ai connu sur l’autre plan. En se rhabillant il m’a demandé s’il devait mettre des protections, comme un bandage autour du torse et je lui ai dis que non, il n’en aurait pas besoin. Il m’a parlé d’une histoire de liste de courses et de ticket de supermarché. Il semblait assez inquiet. Sur le moment je n’ai pas compris. J’avais un « indice » sur son identité, un nom assez long, avec un grand nombre de syllabes. Plus on discutait, plus il reprenait confiance et rayonnait littéralement.

Nous sommes finalement sortis de la chambre et nous sommes revenus dans le hall. Je l’ai vu partir, tout joyeux avec un de ses guides je pense. Il était habillé en soldat, avec des rangers, un pantalon militaire, une chemise blanche, une casquette et un sac à dos. Il m’a fait un petit signe de la main. Là j’ai commencé à réaliser que quelque chose clochait…Parce que je voyais le portail ouvert vers les dimensions supérieures sur ma gauche et lui est parti sur la droite, sur un petit chemin en terre qui me paraissait plutôt dangereux et sombre. Il y avait deux guides présents avec moi, je leur ai demandé, assez choquée, pourquoi il l’avait laissé partir sur cette voie, qu’il allait se mettre en grand danger. Évidemment, comme d’habitude, je n’ai pas eu de réponse, mais j’ai compris tout d’un coup que tout le monde savait ce qui attendait cet homme, lui compris, mais pas moi.
Alors le lendemain, quand il y a eu une prise d’otage, dans un supermarché, (souvenez-vous du ticket de caisse) dont une des caissières s’appelait Julie, qu’un homme, un militaire (avec un grade assez long en terme de syllabes, et encore plus si l’on rajoute son nom et son prénom) a pris la place d’un otage et en est mort…Ben j’étais vraiment mal. Je me suis culpabilisée pendant plusieurs semaines en me demandant s’il y avait bien un rapport avec mon rêve et que si oui, je l’avais tout bonnement préparer à mourir, comme on prépare un gladiateur avant un combat!! Il m’avait fait confiance! Et je ne savais plus du tout si ce que je pensais faire de l’autre côté était bon ou non. Est-ce que j’avais été manipulée par des forces négatives? Est-ce que…est-ce que? j’étais en plein désarroi. Alors par la suite j’ai compris que c’était un choix de son âme de vivre cette épreuve, et d’ailleurs j’ai entendu des témoignages de sa famille qui le décrivait bien tel que je l’avais perçu, avec cet idéal de service jusqu’au sacrifice ultime. Il a eu peur à un moment donné mais il a demandé de l’aide et elle lui a été apportée. Je pense qu’il n’a pas eu de peine à passer de l’autre côté, le portail était resté ouvert, il était attendu. D’ailleurs je pense que d’autres personnes ont été préparé à ces événements… entre autre la prénommée Julie, parce qu’il y avait vraiment beaucoup, beaucoup de monde ce soir là. (Cela pourrait expliquer pourquoi parfois le matin on se réveille avec de bons ou mauvais pressentiment concernant la journée à venir, on nous prépare à des événements que l’on ne peut pas éviter)

Le cas de Mongénéral est bien différent. Cette nuit-là j’étais sur une base militaire, au pied d’un énorme blindé américain, dans les tons beige, flambant neuf. On m’a demandé de grimper là-dessus afin de rencontrer un monsieur qui m’attendait au niveau des tourelles, tout en haut donc. (Non mais on se sent tout petit à côté de ce truc, c’est immense un char en fait!) Il a commencé à m’expliquer, avec beaucoup d’enthousiasme, les caractéristiques techniques concernant le canon, je n’y comprenais rien du tout…moi les armes c’est pas mon truc, mais lui visiblement c’était toute sa vie. Bref, au bout de quelques instants je lui ai dis assez sèchement que je n’étais pas là pour parler armement. D’un coup il s’est assombri, il s’est assit à côté de moi. Le blindé à démarré, en roulant assez doucement. Et plus on avançait, plus le paysage devenait glauque, des villages détruits, des ruines. Nous étions arrivé en France, je voyais des noms de rue sur des plaques, alors je ne saurais pas dire si c’était en 14-18 ou en 39-45 mais nous échangions des souvenirs liés à une guerre. Des phrases du style: « tu te souviens de cet endroit? » « Et là il s’est passé ça ». (Comme d’habitude je ne me souviens de rien…c’est chiant et frustrant à la fin!!!!) Plus on avançait, plus il se liquéfiait mon spécialiste en armement, de plus en plus mal, de plus en plus sombre, de plus en plus mutique. Je ne me souviens pas de ce qui c’est passé ensuite. Mais je me souviens que 24 ou 48 heures après ce rêve, je suis tombée sur un article qui parlait d’un général américain, basé je ne sais plus où, spécialiste et formateur en armes. Il venait de se donner la mort.

Alors vous imaginez bien qu’après Moncolonel ça en a remis une couche!! Rebelote la culpabilité, rebelote les questionnements sur ce que je faisais…j’étais pas fiérote du tout, tellement pas fiérote que depuis ces deux personnes, on ne m’a plus redemandé d’accompagnement de ce genre. (En tout cas je ne m’en souviens plus…)Beaucoup trop perturbant!! D’autant plus que je ne les ai pas revu ni l’un ni l’autre. Je ne m’inquiète pas pour Moncolonel, il était préparé, il était dans des énergies assez hautes. Par contre Mongénéral…j’ai un doute, ça m’étonnerais beaucoup que tout aille bien pour lui encore…il va être aidé et accompagné, mais ça va prendre un peu de temps je pense.
Mais quand j’y repense ça aurait pu être pire!! Je n’ai pas préparé le preneur d’otage et je n’avais pas ce genre de perception en septembre 2001!!🙏🙏🙏🙏🙏🙏🙏🙏🙏
A bientôt,