Bonjour à tous!!
Suite de cette petite série de réminiscences. Je ne sais pas comment ça va sortir car il y a plusieurs notions qui se mélangent et il va falloir que je trie tout ça.
Donc pour résumer dans le dernier article je me trouvais face à des nazis qui voulaient me faire jouer du piano d’une façon tout à fait humiliante et indigne et je me demandais ce qu’ils me voulaient et qui j’étais.
Alors dernier rêve, la semaine dernière. J’étais allongé dans une cellule la tête côté porte qui semblait ouverte. Mais de toute façon, dans l’état où j’étais je ne risquais pas d’aller bien loin. Je voyais un couloir avec de grandes fenêtres et au bout de ce couloir il semblait y avoir comme une salle d’examen (ou d’interrogatoire?). J’ai interpellé un homme en costume qui se trouvait dedans en l’appelant docteur. Je lui ai dis que j’avais quelque chose à lui dire. A ce moment là tout est devenu un peu sombre et flou, j’ai juste eu la sensation qu’un de mes codétenus dans un excès de fureur incontrôlable était en train de m’étouffer. Alors ne me demandez pas comment je suis tombée sur cette image mais la vision dans mon rêve correspondait exactement à ce genre d’endroit : (camp de Compiègne)

Et je me suis réveillée en me demandant si ce monsieur m’avait étouffé pour m’empêcher de parler, de trahir certaines personnes ou certains secrets, (quoi je ne sais pas mais peu importe), ou s’il m’avait tué par représailles parce que j’avais craché le morceau. En fait j’étais pris en étau entre des personnes prêtes à tout pour que je parle et d’autres prêtes à tout pour que je me taise…dans les deux cas j’étais condamné. Et peut-être que j’en étais arrivé là suite à une trahison moi aussi… bref!

Pourquoi me montre t-on tout cela? C’est parce que depuis toujours je rencontre de gros blocages relationnels, des difficultés à entrer en relation avec les gens et à garder des amitiés, et de gros blocages liés à la parole. C’est pour cela que j’écris d’ailleurs. Parler c’est compliqué…en dehors des sujets basiques. Je ne me vois pas tenir une conférence. J’ai du mal à me positionner, je parle peu parce que j’ai peur de la façon dont vont réagir les gens etc. Je ne supporte pas les soins invasifs, je ne supporte aucune forme de négligence, de maltraitance, d’atteinte à la dignité physique ou psychologique d’une personne. L’humiliation, la moquerie comme la trahison me font sortir de mes gonds Je suis hyper réactive, je peux avoir des crises de colère ou d’angoisse et je me traîne depuis toujours un gros sentiment de culpabilité. Voilà, alors effectivement une partie de ce tableau peut s’expliquer par mon parcours de vie mais ce n’est pas suffisant.
Depuis que j’ai eu accès à ses informations, c’est comme si on avait réunis deux hologrammes en un. Je ne sais pas si vous allez comprendre l’image mais j’ai l’impression qu’entre cet homme du passé et moi il y a pleins de petits filaments qui nous relient l’un à l’autre. Tout est devenu clair d’un coup, tout mes comportements que je ne comprenais pas, je pouvais les relier à quelque chose. Comme un puzzle qui se construit tout seul et à une vitesse impressionnante. Tout était aligné en moi. Alors bien sûr il a fallu que je nous pardonne cette trahison, parce que quand vous êtes torturé, fatigué, désespéré, au bord de la mort…forcément vous pouvez déraper et c’est bien le but d’ailleurs. Mais j’ai réalisé aussi que malgré toutes ces épreuves, malgré la volonté de ces gens de me détruire et bien je suis de retour.

Aujourd’hui je réalise que j’ai fais le choix de m’occuper de personnes vulnérables, probablement pour rééquilibrer la souffrance que j’ai induit chez d’autres personnes en les trahissant à l’époque.
Alors c’est là que ça devient un peu flou à expliquer. Pendant le calendrier du printemps est sorti plusieurs fois le chiffre un. J’ai commencé par y voir le fait que le temps semblait s’écouler lentement mais en fait le 1 c’est aussi l’unité, la réunification. J’ai réuni les éléments des 2 incarnations, le côté sombre (culpabilité, trahison etc.) et le côté lumineux (aide, soin, bienveillance etc.) Et l’un ne va pas sans l’autre. Nous ne pouvons pas mettre le côté obscur sous le tapis…il faut l’éclairer au contraire, lui apporter de l’amour et de la lumière. Si chacun fait ce travail en soi de reconnaître ses faiblesses, de les accepter et de les transformer alors cela se répercutera automatiquement sur le collectif. Tout commence par soi. Il n’y a pas besoin d’être médium, même si ça aide un peu j’avoue. Vous ne pouvez pas pardonner à l’autre si vous ne vous pardonnez pas à vous-même, vous ne pouvez pas arrêter de juger les autres, si vous n’arrêtez pas de vous juger vous-même.
Vous ne pouvez pas demander à l’autre d’être en paix, la joie ou la tolérance si vous-même êtes en guerre, dans la tristesse ou l’intolérance. Pire si vous êtes dans ces états-là, vous serez incapable de reconnaître les qualités de l’autre car vous ne ferez que projeter sur lui votre mal-être et même parfois par l’accuser d’en être responsable de façon tout à fait injuste et arbitraire.
Alors curieusement je ne ressens pas le besoin de pardonner à mes bourreaux. Je n’ai ni rancoeur ni colère envers eux.
Par contre un de mes grand-père, qui a été assassiné lui aussi, pour des motifs que personne n’a jamais voulu nous transmettre, (c’est très glauque cette histoire) est très en colère lui, et je le ressens bien depuis que j’ai commencé à travailler sur ce sujet. Il va falloir l’inclure dans mon soin de libération parce que je sens que cela coince encore. Parce que lui aussi a vécu une histoire de trahison, et que c’est plus difficile à encaisser que la mort elle-même qui n’est qu’un passage. Il faudra peut-être que je vous la raconte un jour cette histoire et comment j’ai travaillé avec lui au niveau transgénérationnel. Et c’est vrai que je ressens plus de colère finalement en pensant à l’histoire de mon grand-père qu’envers la mienne. Ben oui je la porte aussi cette histoire, comme le reste de la famille!!

Je ne sais pas s’il y aura une suite ou des compléments d’information…on verra. Déjà j’aimerais bien digérer un peu tout ça, c’est un peu lourd je ne vous le cache pas. Je passe par tous les états émotionnels possibles, c’est très inconfortable.
A bientôt,