Bonjour, bonjour !
Hier, Merlin et David m’ont révélé que nous devions nous rendre au glacier de Hiawata afin de délivrer un bébé dragon prisonnier d’un groupe de centaures. Pour cela nous devons traverser tooouut le Groenland. Merlin à décidé que nous allions nous rendre en avion dans la ville la plus proche ou nous retrouverons Mélusine et que la suite du voyage se ferait à pied. Nous montons donc dans un petit avion, on aurait pu faire le voyage en traîneau mais vu la distance à parcourir dans la glace et la neige ce calendrier aurait duré 6 mois!! J’aurai pu inviter Mike Horn, ça aurait été sympa aussi… mais finalement l’avion c’est bien puisque monsieur Merlin ne veut pas utiliser la magie cette année, il faut trouver des solutions terrestres. Mais il ne faut pas lui parler de notre empreinte carbone du à notre petit voyage, vu son regard j’ai vite changé de sujet… J’ai pas envie de passer par le hublot ! Il ne doit pas penser que cela soit un problème majeur…
Décollage sans problème, c’est beau la nature de là-haut ! Nous faisons la connaissance d’un groupe de gnomes se rendant au nord du pays pour un festival très particulier, le festival de la lumière. Tous les ans les gnomes se réunissent pour le solstice d’hiver le 21 décembre afin de s’assurer chance, abondance, et protection. Les gnomes sont des êtres proches de la nature et très attachés à leur forêt.

Ils ressentent beaucoup les changements actuels et la pollution. Ils ne demandent qu’à vivre tranquillement dans leurs petits villages, éloignés de l’agitation du monde des hommes. Ils trouvent injuste d’avoir à subir notre folie commerciale et matérielle. Des gnomes souffrent de maladies étranges, il y a du plastique et des déchets ramené par la mer partout. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour nettoyer au fur et à mesure mais se sentent un peu plus débordés chaque année. Un peu confus nous ne savons pas trop quoi leur répondre… à part que nous avons conscience du problème et que nous tentons de trouver des solutions mais les gnomes ont l’air dubitatifs. Ils n’ont plus vraiment confiance en nous semble t-il. Ils nous disent que nous ne savons plus nous contenter de ce que nous avons, que nous sommes devenus très égoïstes et que nous avons tout oublié des sciences et des enseignements de la nature. Pour eux nous sommes amputés d’une partie de nos sens et de notre âme et ils nous plaignent beaucoup d’être devenus ce que nous sommes. Gentiment ils nous proposent tout de même de venir faire un tour au festival dans quelques jours. Ils sont malgré tout joyeux et heureux de vivre et finalement le voyage est passé très vite et très agréablement.

Arrivés à l’aéroport c’est une licorne qui nous attend pour nous accompagner jusqu’au lieu de r.v avec Mélusine en dehors de la ville. Nous quittons un peu à regret notre petit groupe de joyeux lurons pour nous enfoncer dans une région sauvage et désertique. Nous sommes au 11eme jour de ce calendrier et toujours pas de Gumiho, bonne nouvelle ! Pour l’instant nous avons eu beaucoup de personnages positifs, pourvu que ça dure… La licorne est déjà apparue il y a peu dans un autre article. C’est l’opposé de notre renard en fait, elle aurait le pouvoir de montrer ce qui est dissimulé, de rétablir la vérité. Nous devrions bientôt savoir à quelle sauce nous allons être mangé. C’est toujours plus facile d’affronter les évènements plutôt que d’attendre anxieusement, Nous allons vers plus d’authenticité et ça ce serait plutôt une bonne nouvelle.
Elle marche vite cette licorne et évidemment ne veut rien porter sur son dos… c’est fier et libre une licorne, elle ne travaillera pas pour qui que se soit. Nous devons donc nous dépatouiller avec nos sacs à dos et nos cordes, ce n’est absolument pas son problème… chacun son fardeau. Je crois que l’expression clé de 2024 sera: « assumez-vos responsabilités et débrouillez-vous ». Il va falloir apprendre à être un peu plus autonome cette année, se reprendre en main et arrêter de se décharger sur les autres pour tout et n’importe quoi. Au boulot!
Après quelques heures de marche nous voici arrivés au pied du glacier, je distingue une grosse faille ou nous attend la belle Mélusine.
A demain !