Bonjour!!
Comment allez-vous en ce weekend de Pâques? Je sais que c’est vraiment dur pour beaucoup en ce moment. Fatigue, épuisement à tous les niveaux, sensation d’être pris en étau ou dans une centrifugeuse. Pour ma part j’ai dépassé le stade de la centrifugeuse, c’était plutôt une bétonnière pleine de matières lourdes, sombres, collantes, puantes et visqueuses. Mais ça y est, je sens que ça va mieux. Toujours un peu stressée, un peu raide et tremblotante mais la tête semble libérée. Le corps va suivre au fur et à mesure que toutes les substances dûes au stress vont se nettoyer. Une petite cure de magnésium pour décontracter tout ça et ça devrait aller. Mais malgré tout je suis plutôt fière de moi, je me suis sortie de mon concours de piano avec une médaille d’argent. Malgré l’état dans lequel j’étais, je n’ai pas lâché. « Tremble mais avance » dirait Sylvain Didelot. C’est ça…effectivement, c’est dur, très dur, vraiment, et la tentation de recourir à des substances qu’elles soient légales ou non peuvent être malheureusement tentantes pour beaucoup, parce que tout semble plus facile. Mais c’est une illusion, la réalité nous rattrapera toujours et souvent de façon violente.

Donc si l’on peut s’en passer, c’est mieux. Parfois c’est vraiment nécessaire et là pas d’hésitation à avoir si c’est ingérable, si vous êtes un danger pour vous-même ou pour les autres, mais pour les cas les plus courants, c’est plus gratifiant de s’en sortir par ses propres ressources, de réaliser que l’on peut être plus fort que ses peurs et de s’écouter surtout. Quand on est anesthésié par des substances chimiques, il n’y a plus d’efforts à faire, plus de barrières à franchir, c’est juste une fuite avant d’être rattrapé par d’autres problèmes, plus importants qui s’accumulent les uns derrière les autres. Je pense qu’il est important en cette période de nous interroger sur nos addictions, sur ce qui nous fait avancer dans la vie, sur ce qui est vraiment important pour nous. Je suis effarée par l’ampleur du narco trafic. Pour que cela génère autant de revenus c’est qu’il y a forcément beaucoup de consommateurs, y compris récréatifs. Est-ce que ces gens se rendent compte qu’ils alimentent des gangs qui se font des millions sur leur santé? Que ça augmente le niveau d’insécurité un peu partout? C’est toujours le même problème, on a plein de mauvaises habitudes mais on accuse les autres et notamment les pouvoirs publics des problématiques qui en découlent, alors que nous sommes tous à notre niveau un élément du problème. C’est sûr qu’au niveau individuel, une petite prise dans une soirée ça n’a l’air de rien…mais mis bout à bout cela fait une chaîne de plusieurs millions de personnes qui encouragent un commerce dégueulasse. Si tout le monde arrête de consommer demain…il n’y aura plus de dealers à tous les coins de rue je vous le garanti. Et ce n’est pas valable que pour la drogue…Mais c’est un signal parmi d’autres que nous sommes dans des sociétés qui dégénèrent et qui dégénèrent vite en plus.
La vie est constituée de cycles, on ne peut pas être bien et au top tout le temps. Il faut savoir accepter les périodes de crises, de doutes et de mal-être et apprendre à les gérer surtout. Nous ne sommes pas sur terre pour être heureux, une fois que vous avez compris ça et que vous arrêtez de vous mettre la pression inutilement pour atteindre ce bonheur illusoire, ça va déjà mieux. D’autant plus que Michel n’est pas heureux des mêmes choses que Géraldine, Thomas ou Françoise. Tout le monde n’a pas la même vision du bonheur, ni de la réussite. Faites de votre mieux et c’est déjà beaucoup. J’aurai pu m’en vouloir de ma médaille d’argent parce que j’aurai pu faire mieux si la panique ne m’avait pas envahie au début du morceau. Mais non je suis contente justement d’avoir réussi à finir malgré cet état de stress intense. J’aurai pu ne pas le finir du tout ce morceau, c’est déjà une petite victoire en soi, je ressors un peu plus forte de cette expérience, j’ai mérité ma petite médaille…et je stresserai certainement autant la prochaine fois mais c’est pas grave. Je ferai de mon mieux, et je ne lâcherai pas.
Changement de sujet…Plutôt que de faire la bonne et la mauvaise nouvelle de la semaine j’ai plutôt envie de voir les freins et les leviers de la semaine. Je vais prendre le Dixit parce que décidément il me parle bien. Je vais certainement m’en procurer d’autres d’ailleurs. Je trouve ça plus parlant que la grande majorité des oracles et tarots.
Pour les freins de la semaine c’est effectivement assez parlant.

La première carte fait appel au monde de l’enfance, il y a une certaine naïveté de notre part, un désir d’échapper à une réalité trop difficile et une fâcheuse tendance à chercher des sauveurs, des super héros plutôt que de nous sauver nous-même. On peut également chercher à éviter de se confronter à la réalité par le biais de nos addictions comme on l’a vu tout à l’heure. Refuser de se confronter à nos responsabilités, vivre dans un monde d’illusion est un frein puissant à l’action. On peut voir aussi les difficultés liées à l’éducation, à la parentalité et au monde de l’enfance en général. Ça aussi c’est un signe de déclin sociétal, des adultes qui ne jouent plus leurs rôles, qui n’arrivent plus à assumer leurs responsabilités ni à protéger les jeunes générations.
2ème frein: la tendance à ne voir que l’aspect matériel des choses. La perte des valeurs, l’égoïsme, l’accumulation de richesse. L’argent est une énergie. Il n’est pas fait pour être stocké pour quelques uns mais pour circuler. C’est comme une rivière, l’eau doit pouvoir s’écouler librement. Si on la contraint ça va déborder d’un côté et assécher de l’autre. Dégâts, pourrissement, destruction pour les uns, sécheresse, famine et misère pour les autres. Finalement ça ne profite à personne et c’est bien dommage. La perte des valeurs traditionnelles, la perte de repères spirituels procurent un grand sentiment de désarroi. Nous pouvons nous sentir perdus, pas reconnus pour ce que nous sommes en tant qu’humains, réduits à un outil de production, un esclave moderne. Remettons un peu de spiritualité dans nos vies.
3eme frein: la considération du féminin. Dans un soucis d’équilibre les deux polarités devraient être complémentaires. Ici on voit le masculin très ambivalent. Cherche t-il à protéger cette femme ou va t-il au contraire la précipiter au fond du trou? Entre surprotection et anéantissement on voit que le masculin n’est pas clair du tout dans ses intentions. On peut voir au sens plus large le comportement des hommes envers la terre mère. Entre surprotection et surexploitation…le déséquilibre est très profond. Tout n’est pas perdu rassurez-vous mais la période est hyper délicate.
Bon… passons aux leviers maintenant.

Nous avons apparemment tous les outils nécessaires pour sortir du piège où nous sommes enfermés, il faut juste oser les utiliser. Ça me fait penser à cette histoire qui dit que les éléphants entravés dès leur plus jeune âge ont tellement imprégné ce fait que même si on les attache à une brindille à l’âge adulte ils n’ont pas conscience qu’ils ont la force de pouvoir se libérer facilement. Il faut arriver à se détacher un peu des apparences, nous pouvons nous servir de notre imaginaire pour aller au-delà de ce que l’on nous présente. Nous avons la possibilité de nous reconnecter à plus grand que nous, de rester calmes et de faire confiance au divin, à nos ancêtres. De plus en plus de jeunes en quête de repères sont attirés par la religion et ce n’est pas un mal tant qu’on ne tombe pas dans le dogmatisme et l’intégrisme. Restons bien focus sur nos valeurs, nos objectifs et continuons à marcher tout droit, avec l’aide de notre boussole intérieure parce que ça chamboule et ça canarde vraiment de partout. Nous avons un grand pouvoir créateur, la magie de l’univers fera le reste. Il y a aussi cette idée de se raccorder à la nature, de se confronter au réel, aux éléments, aux cycles naturels. Faire du bricolage, du jardinage, des créations artistiques afin de ne pas se laisser enfermer dans le virtuel. Les grands philosophes de l’antiquité, les grands peintres, les grands artistes, les écrivains, les mathématiciens, les astronomes, les theologiens et tous les grands penseurs n’ont jamais eu besoin d’IA pour accomplir leurs arts et leurs œuvres. Leurs idées peuvent d’ailleurs être de bons guides pour nous aujourd’hui. Les techniques modernes doivent rester des outils à notre service et non pas se substituer à nous. Nous sommes tous capables de réaliser de belles choses avec ou sans IA!
A bientôt mes petits agneaux!